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Pourquoi certaines activités nous épuisent... tandis que d'autres nous rendent plus vivants

  • Photo du rédacteur: Mathieu Joyeux
    Mathieu Joyeux
  • 14 juil.
  • 3 min de lecture

Nous avons tous déjà fait cette expérience.

Certaines journées semblent nous vider complètement. Nous rentrons chez nous avec la sensation d'avoir dépensé toute notre énergie.

Et puis il existe des journées étonnantes.

Des journées où l'on travaille beaucoup, où l'on enchaîne les rendez-vous, les projets, les échanges… et pourtant, le soir venu, quelque chose en nous est encore profondément vivant.

Depuis plusieurs semaines, c'est exactement ce que j'expérimente.

Je peux commencer ma journée par mon travail à l'hôtel, poursuivre avec des accompagnements, consacrer plusieurs heures à l'écriture ou à la communication autour de mon premier livre… et constater, avec surprise, que je termine parfois la journée avec davantage d'énergie qu'au moment où je l'ai commencée.

Pendant longtemps, j'aurais pensé que cela relevait d'un simple hasard.

Aujourd'hui, je crois qu'il y a derrière cette expérience un enseignement beaucoup plus profond.

Une fatigue qui vide… et une fatigue qui nourrit

Je ne crois pas que toute fatigue soit mauvaise.

Lorsque nous marchons longtemps en montagne, nous sommes fatigués.

Lorsque nous cultivons un jardin pendant plusieurs heures, nous sommes fatigués.

Lorsqu'un artiste termine une création, il est souvent fatigué lui aussi.

Pourtant, cette fatigue n'a pas le même goût.

Elle ne nous laisse pas vides.

Elle nous laisse pleinement vivants.

Je crois qu'il existe une différence fondamentale entre dépenser son énergie et la mettre en circulation.

Lorsque notre activité est profondément alignée avec ce que nous sommes, nous donnons bien sûr quelque chose de nous-mêmes.

Mais nous recevons aussi.

Un regard.

Une rencontre.

Une émotion.

Une prise de conscience.

Une gratitude.

L'énergie ne disparaît pas.

Elle circule.

Le vivant nous le montre chaque jour

Un arbre produit des feuilles, des fleurs puis des fruits.

Vu de l'extérieur, on pourrait croire qu'il dépense énormément d'énergie.

Et pourtant…

L'arbre ne lutte pas contre sa nature.

Il exprime simplement ce qu'il est.

Ses racines puisent.

Ses feuilles captent la lumière.

La pluie le nourrit.

Les champignons échangent avec ses racines.

Les insectes pollinisent ses fleurs.

Tout est circulation.

L'arbre n'est jamais seul.

Peut-être oublions-nous parfois que nous faisons nous aussi partie de cette ronde.

Nous voulons souvent tout porter nous-mêmes.

Réussir seuls.

Créer seuls.

Avancer seuls.

Le vivant nous rappelle au contraire qu'aucune vie ne se développe dans l'isolement.

Quand le travail devient une contribution

Je crois que le véritable changement ne se produit pas lorsque nous trouvons "le métier idéal".

Il se produit lorsque nous découvrons la contribution que nous avons envie d'offrir au monde.

Depuis plusieurs années, je pensais accompagner des personnes.

Aujourd'hui, je formulerais les choses autrement.

J'ai le sentiment de contribuer, à ma manière, à réconcilier l'humain avec la ronde du vivant.

Les accompagnements.

Les Jardins Intérieurs.

Les contes.

Le guide gratuit.

Le livre.

Tout cela n'est finalement que différentes expressions d'une même contribution.

Et c'est probablement pour cette raison que cette activité me nourrit autant.

Elle n'est plus seulement un travail.

Elle est devenue une manière d'habiter le monde.

Mettre son énergie en circulation

Nous avons souvent peur de manquer.

De manquer de temps.

D'argent.

D'énergie.

D'idées.

Le vivant semble pourtant fonctionner selon une logique différente.

Une fleur ne garde pas son parfum.

Un arbre ne conserve pas ses fruits.

Une rivière ne retient pas son eau.

Tout circule.

Et je me demande si notre énergie n'obéit pas à cette même loi.

Plus nous cherchons à la retenir, plus elle semble se figer.

Plus nous la faisons circuler à travers une activité qui nous ressemble profondément, plus elle paraît se renouveler.

Une invitation

Peut-être que la question n'est pas :

« Quel métier devrais-je faire ? »

Mais plutôt :

« Quelle activité me donne le sentiment d'être davantage vivant lorsque je la termine qu'au moment où je l'ai commencée ? »

La réponse ne viendra sans doute pas immédiatement.

Mais elle constitue peut-être une très belle piste pour retrouver son propre chemin.

Car je crois que le véritable alignement ne consiste pas à supprimer tous les efforts.

Il consiste à découvrir cette part de nous qui transforme l'effort en élan.

Et lorsque cela se produit…

nous cessons simplement de dépenser notre énergie.

Nous commençons à la faire circuler.

une activité alignée nourrit et n'épuise pas

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